Au deuxième trimestre 2025, le produit intérieur brut (PIB) réel a enregistré une croissance de 3,1 %, poursuivant ainsi sa dynamique positive et s’inscrivant dans une tendance haussière portée par l’ensemble des secteurs de l’économie. Le secteur primaire a progressé de 4,2 %, contribuant de 0,3 point à la croissance globale. Cette performance est stimulée principalement par la bonne tenue des activités agricoles (3,6 % et 0,2 point). Le secteur secondaire a enregistré une croissance de 3,5 % avec une contribution significative de 1,8 point. Cette dynamique est tirée par l’extraction des hydrocarbures (7,0 % et 2,5 points) et les autres industries manufacturières (13,6 % et 0,2 point). Cependant, cette évolution a été freinée par les contre-performances des branches « construction » (-17,4 % et -0,4 point) et « industries chimiques » (-15,0 % et -0,4 point). Le secteur tertiaire maintient sa dynamique positive (2,6 %) pour une contribution de 0,9 point à la croissance du PIB. Cette performance a été portée par les services non marchands de l’administration publique, santé et éducation (6,1 % et 0,6 point) et les activités de banques et assurances (7,1 % et 0,4 point).
Comptes Nationaux Trimestriels du Deuxième Trimestre de l'année 2025
Le secteur primaire affiche une croissance modérée de 1,3 %, contribuant pour 0,1 point à la croissance du PIB. Cette performance résulte principalement du dynamisme des activités agricoles (+3,6 %, et +0,2 point). Toutefois, la valeur ajoutée du secteur primaire a été freinée par une contraction accentuée des activités sylvicoles et d’exploitation forestière (-16,7 %, avec -0,2 point). Le secteur secondaire enregistre une progression de 1,6 %, correspondant à une contribution de 0,8 point à la croissance globale. Ce résultat est porté par la bonne tenue de l’extraction des hydrocarbures (+1,8 % et +0,7 point). Néanmoins, la dynamique du secteur secondaire a été quelque peu ralenti par la contre-performance des industries alimentaires en récession depuis quelques trimestres. Le secteur tertiaire poursuit sa tendance haussière avec une croissance de 4,4 % pour une contribution de 1,5 point, et se positionne ainsi comme le moteur de l’activité économique au premier trimestre 2025. Cette performance est imputable notamment à la dynamique des services non marchands de l’administration publique, de la santé et de l’éducation (+5,9 % et +0,4 point) ainsi que des autres services marchands.
Le secteur primaire a contribué de 0,3 point à la croissance globale, grâce à une progression de 3,4 %. Ce résultat est soutenu par la bonne tenue des activités agricoles (+3,4 % et +0,2 point) et d’élevage, chasse et pêche (+3,8 % soit +0,1 point). Le secteur secondaire a apporté 0,4 point à la croissance, porté par une hausse de 0,8 %. Cette dynamique s’explique principalement par la bonne performance des industries chimiques (+14,2 % et +0,3 point). Toutefois, elle a été freinée par la contre performance de la branche extraction des hydrocarbures (-0,4 %, soit -0,2 point). Le secteur tertiaire, moteur de l’économie en 2024, a contribué de 1,0 point avec une croissance de 2,8 %. Cette évolution est attribuée au dynamisme des banques et assurances (+10,1 %, soit +0,5 point) et du commerce (+4,8 %, soit +0,4 point). Cependant, la progression du secteur a été ralentie par la contraction accentuée des activités d’hôtelleries, bars et restaurants (-15,0 %, soit -0,5 point).
Ce mercredi 5 novembre 2025, s'est tenue dans la salle de réunion de l'Institut National de la Statistique (INS) l'atelier technique de présentation des premiers résultats des Comptes Nationaux Trimestriels (CNT) de l'années 2024 ainsi que du premier trimestre de l'année 2025.
En 2022, l'économie congolaise a affiché une reprise modérée avec une croissance du PIB à +0,8% (après -1,4% en 2021), portée par le rebond du secteur primaire (+4,6%) soutenu par la sylviculture (+8,0%) et la pêche (+8,8%), tandis que le secteur secondaire enregistrait une légère reprise (+0,2%) grâce à une moindre contraction des hydrocarbures (-2,1% contre -18,2% en 2021) ; toutefois, le secteur tertiaire a ralenti (+1,8%) sous l'effet de la contre-performance des banques (-12,5%), et la demande est restée faible avec une consommation finale en baisse (+3,6% contre +6,5% en 2021) et un investissement en recul (-3,4%), malgré une inflation maîtrisée à +2,9% (sous la norme CEMAC de 3%), tirée par l'alimentation (+5,8%).
Les comptes nationaux traduisent la description de l’évolution annuelle de l’économie et constituent un outil indispensable pour l’élaboration et le suivi des politiques socio-économiques. Au Congo, ils sont élaborés selon le système de comptabilité nationale des Nations Unies version 1993 (SCN 93), dont l’année de base est 2005, bien que la Commission des Statistiques des Nations Unies ait approuvé et adopté un nouveau Système de Comptabilité Nationale 2008 (SCN 2008) comme nouvelle norme internationale de production et de diffusion des comptes nationaux
Ce document qui contient la série des données réajustées des comptes nationaux de 2019 et 2020, présente l’analyse de l'évolution de l’économie congolaise en 2021, dans un contexte international marqué par la reprise économique post-pandémie de COVID-19.
L’année 2021 a été caractérisée par des signaux de reprise économique mondiale (+6,1 % de croissance globale), stimulée par les campagnes de vaccination et les politiques budgétaires expansives mises en œuvre par de nombreux pays. Cependant, cette reprise a été freinée par des tensions inflationnistes et la volatilité des prix des matières premières, notamment le pétrole brut et le bois.
Sur le plan national, l’économie congolaise, bien qu’encore en récession (-1,4 % contre -6,2 % en 2020), a montré des signes d’amélioration grâce au dynamisme de certains secteurs, notamment le tertiaire (+3,4 %). Cette performance reflète les efforts déployés pour relancer l’activité économique après les perturbations majeures liées à la pandémie. En parallèle, l’inflation est restée contenue à 2,0 %, en dessous de la norme communautaire de 3 %, tandis que la demande intérieure et les exportations ont connu une nette progression.
Ce document s’articule autour de deux grandes parties : (i) l’environnement économique international, présente les évolutions globales ayant impacté l’économie congolaise, notamment la croissance mondiale, l’inflation et les prix des matières premières et (ii) l’environnement économique national, analyse la production par secteur, la structure de la demande, les échanges extérieurs, ainsi que les dynamiques des prix à la consommation.
Contraction de l’activité économique en 2020. Depuis trois ans, l’économie congolaise est singulièrement marquée par la mise en œuvre des réformes structurelles visant à stabiliser le cadre macroéconomique, à améliorer la gestion des finances publiques et la gouvernance. L’objectif visé par ces réformes est, entre autres, de conclure un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) portant sur le programme économique et financier, à travers la facilité élargie du crédit (FEC). Malgré tous ces efforts, l’économie congolaise a enregistré une baisse de -7,2 points de pourcentage, passant de +1.0% en 2019 du PIB réel à -6,2% en 2020. Cette situation est principalement attribuable à la baisse des cours des matières premières et à la crise sanitaire mondiale de la Covid-19 qui a occasionné des mesures restrictives édictées par le Gouvernement pour limiter la propagation du virus (confinement, couvre-feu, fermeture des frontières, etc.).
L’Institut National de la Statistique (INS) du Congo, par le truchement du service de comptabilité nationale, est l’organe technique chargé de produire chaque année les comptes nationaux conformes au système de comptabilité nationale des Nations-Unies en vigueur. Ils sont nécessaires pour la prise des décisions et l’élaboration des politiques socio-économiques par les gouvernants, les partenaires aux développements et aux besoins des autres utilisateurs. Actuellement, l’INS Congo a mis à la disposition des utilisateurs trois publications sur les statistiques des comptes nationaux conformes au système de comptabilité nationale 1993 (SCN 93) de la période 2005 à 2018 intitulées respectivement « Comptes nationaux de 2005 à 2015 », « Evolution de l’économie congolaise : analyse du secteur réel de 2013 à 2017 » et « les comptes nationaux de 2018 ». Pour cette publication, les données de la série de la FBCF de 2013 -2017 précédemment publiée ont été corrigées, en raison des nouvelles données collectées lors de l’enquête auprès des administrations publiques, entreprises publiques et privées en 2019. Outre les améliorations apportées à la série des FBCF publiques de 2013-2017, la croissance économique en 2018 a été légèrement revue à la hausse (passant de -6,4% à -4,8%), grâce à la révision de la production pétrolière qui était de 117 millions de barils dans l’ancienne publication est passée à 121 millions de barils dans cette nouvelle publication.
