L’Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages au Congo (EHCVM-C) s’inscrit dans le cadre de la réforme méthodologique des enquêtes de pauvreté initiée par la Banque Mondiale au sein des pays membres d’AFRISTAT. Son objectif principal est de produire des indicateurs robustes pour le suivi et l’évaluation de la pauvreté ainsi que des conditions de vie des ménages. La collecte des données de cette première édition s’est déroulée en deux vagues de deux mois chacune : du 13 juin au 13 août 2022 pour la première, et du 11 octobre au 08 décembre 2022 pour la seconde. Elle a couvert un échantillon national de 10 414 ménages sur les 10 443 initialement sélectionnés, soit un taux de couverture exceptionnel de 99,7%. Dans le cadre de ces analyses thématiques, seule la première vague a été retenue afin de garantir une qualité optimale des données. L'échantillon analysé s'établit à 4 936 ménages sur les 5 226 estimés, soit un taux de couverture de 94,5%. La réalisation des analyses thématiques s'est structurée autour de six chapitres clés, rendant compte fidèlement des conditions de vie des ménages congolais. Les indicateurs ainsi produits offrent aux pouvoirs publics un outil stratégique pour mieux suivre et évaluer l’impact des actions inscrites dans le Plan National de Développement (PND 2022-2026), tout en mesurant les progrès accomplis vers les Objectifs de Développement Durable (ODD).
L’Indice National Harmonisé des Prix à la Consommation (INHPC) du mois de mars 2026 s’est établi à 120,4. Il enregistre une légère régression de 0,6 % par rapport au mois précédent. Cependant, en glissement annuel, l’indice a progressé de 0,6 %. La baisse mensuelle des prix observée en mars 2026 résulte principalement du repli des prix dans les fonctions suivantes : « Transports » (-2,6 %), « Articles d’habillement et chaussures » (-1,3 %), ainsi que « Loisirs et culture » et « Restaurants et hôtels », tous deux en recul de 1,1 %. Sur un an, la hausse globale de 0,6 % est essentiellement tirée par les fonctions « Communication » (+7,3 %) et « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » (+2,5 %). Enfin, le taux d’inflation national en moyenne annuelle s’établit à 1,4 % en mars 2026. Comparé à la même période de l’année précédente, ce taux est en net recul, affichant une baisse de 2,6 points de pourcentage sur un an. Cependant, On observe un ralentissement de la hausse des prix, ce qui montre qu’en mois de mars 2026, la pression sur le pouvoir d'achat des ménages se relâche par rapport à l'année précédente révolue.
Les échanges représentent les sorties (exportations) et les entrées (importations) des marchandises d’un pays par rapport au reste du monde. Les exportations du Congo sont croissantes de 2021 à 2023, par contre elles sont décroissantes au cours des deux dernières années. Ces exportations sont passées de 4 390,217 milliards de FCFA en 2024 à 4 038,435 milliards de FCFA en 2025, soit une baisse de 8,01 %. Cependant, sur la même période d’étude, les importations sont croissantes de façon progressive, avec un pic de 2 688,542 milliards de FCFA en 2025. La balance commerciale qui n’est autre que la différence entre la valeur des exportations et celle des importations reste excédentaire sur toute la période. En 2025, elle s’établit à 1 349,892 milliards de FCFA et enregistre une variation annuelle en baisse de 26,40 % par rapport à l’année dernière.
Le taux de couverture est le rapport des exportations par les importations pour une période donnée. Permettant de faire des comparaisons dans le temps, il met en évidence la capacité d’un pays à financer ses achats extérieurs par ses ventes à l’étranger. Au cours de cette période d’étude, le taux de couverture est marqué par une forte croissance de 2021 (131,11 %) à 2022 (270,17 %), soit un gain de 139 points1. A partir de 2023, il a plongé progressivement jusqu’à atteindre le niveau de 150,21 % en 2025.
Les échanges représentent les sorties (exportations) et les entrées (importations) des marchandises d’un pays par rapport au reste du monde. Les exportations du Congo sont passées de 998,737 milliards de FCFA à 942,392 milliards de FCFA du troisième au quatrième trimestre 2025, soit une diminution de 56,345 milliards de FCFA (5,64 %). De même, ces exportations ont connu une baisse de 10,15 % en glissement annuel. Cependant, les importations ont régressé légèrement de 0,34 % pour s’établir à 715,354 milliards de FCFA au quatrième trimestre 2025 contre 717,794 milliards de FCFA au troisième trimestre 2025, avec un glissement annuel en baisse de 5,97 %. La balance commerciale qui n’est autre que la différence entre la valeur des exportations et celle des importations est excédentaire au quatrième trimestre 2025 de 227,038 milliards de FCFA. Comparativement au trimestre précédent, elle a connu une diminution de 53,905 milliards de FCFA (19,19 %).
Le taux de couverture est le rapport des exportations par les importations pour une période donnée. Permettant de faire des comparaisons dans le temps, il met en évidence la capacité d’un pays à financer ses achats extérieurs par ses ventes à l’étranger. Au quatrième trimestre 2025, il s’est établi à 131,74 %, ce qui montre que les importations de ce trimestre ont été totalement couvertes par les exportations. Par ailleurs, il s’est dégradé de 7,40 points1 par rapport au trimestre passé.
Au mois de février 2026, l’indice global des prix à la consommation s’établit à 121,2 points, il est en hausse de 2,1 % en variation mensuelle et de 2,2 % en glissement annuel. On observe une augmentation de l’indice sur un mois, qui se traduit par une progression des prix sur le marché. Cette hausse de l’indice indique une pression haussière modérée à court terme après des fluctuations observées en fin d’année 2025. En revanche, en glissement annuel (février 2025 : 3.6% et février 2026 ;1.8%), l’inflation est en baisse de 1,8% sur an. La croissance observée au mois de février 2026 par rapport au mois précédent s’explique principalement par la hausse des prix des fonctions « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles », « Transports » ainsi que « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées », qui ont enregistré des augmentations respectives de 5,1 %, 4,3 % et 2,1 %. L’évolution en glissement annuel s’explique, quant à elle, par la progression des prix de certaines fonctions, notamment « Boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants » et « Communication », qui affichent une variation identique de (8,4 %) suivie de la fonction «Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles », qui a variée de (3,2%) sur un an. Le taux d’inflation national en moyenne annuelle se situe à 1,8% en février 2026. Cette inflation nationale est globalement sous contrôle, Les centres urbains majeurs (Brazzaville et P/Noire) restent stables, tandis que certaines localités de l’intérieur connaissent des pressions inflationnistes plus marquées.
En janvier 2026, l’Indice national harmonisé des prix à la consommation des ménages (INHPC) s’est établi à 118,6 points. Il affiche un recul de 0,7 % par rapport au mois précédent et de 0,2 % en glissement annuel.
La baisse mensuelle des prix s’explique par les prix observés au niveau de la fonction « Alimentation et boissons non alcoolisées » (-2,0 %), ainsi que de la fonction « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » (-1,7 %). Toutefois, ce repli a été partiellement compensé par la hausse des prix enregistrée dans certaines fonctions, notamment « Santé » (2,0 %), « Transports » (1,7 %) et « Boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants » (1,5 %). En glissement annuel, les prix ont globalement enregistré une tendance à la baisse principalement dans les fonctions de consommation suivantes : « Loisirs et culture (-2,8 %), « Alimentation et boissons non alcoolisées » (-1,8 %) et « Enseignement » (-1,8 %). Le taux d’inflation en moyenne annuelle au niveau national s’est établi à 2,2 % en janvier 2026.L’Indice National harmonisé des Prix à la Consommation (INHPC) du mois de décembre 2025 s’élève à 119,5 points. Il enregistre une augmentation de 3,7 % par rapport au mois précédent et une diminution de 0,9 % en glissement annuel. La hausse mensuelle du niveau des prix observée en décembre 2025 est principalement imputable aux augmentations des prix des fonctions « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » (+5,5 %), « Transports » (+4,9 %) et « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (+4,0 %). La variation mensuelle de +3,7 % indique un rebond significatif de l’indice à court terme. Cette hausse traduit par un effet saisonnier favorable après les baisses observées les mois précédents. Elle suggère une dynamique conjoncturelle positive, même si celle-ci reste à confirmer dans la durée. En glissement annuel, la baisse du niveau des prix observée au mois de décembre 2025 est essentiellement portée par les fonctions « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-2,9 %), « Articles d’habillement et chaussures » (-2,7 %) et « Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer » (-2,4 %). La variation annuelle de -0,9 % montre que, malgré le redressement récent, l’indice demeure légèrement inférieur à son niveau de l’année précédente. Le taux d’inflation national en moyenne annuelle se situe à 2,7% à fin décembre 2025. En décembre 2025, l’inflation a enregistré une légère baisse par rapport à celle du mois de novembre 2025 (3,3%). Cette évolution demeure néanmoins aussi à la baisse par rapport à la norme de convergence de la CEMAC (3,0%). Cette évolution peut s’expliquer par une atténuation des pressions sur la demande, notamment après les ajustements de prix intervenus les mois précédents, ainsi que par une relative stabilisation des coûts d’approvisionnement, en particulier pour certains produits de grande consommation.
Au deuxième trimestre 2025, le produit intérieur brut (PIB) réel a enregistré une croissance de 3,1 %, poursuivant ainsi sa dynamique positive et s’inscrivant dans une tendance haussière portée par l’ensemble des secteurs de l’économie. Le secteur primaire a progressé de 4,2 %, contribuant de 0,3 point à la croissance globale. Cette performance est stimulée principalement par la bonne tenue des activités agricoles (3,6 % et 0,2 point). Le secteur secondaire a enregistré une croissance de 3,5 % avec une contribution significative de 1,8 point. Cette dynamique est tirée par l’extraction des hydrocarbures (7,0 % et 2,5 points) et les autres industries manufacturières (13,6 % et 0,2 point). Cependant, cette évolution a été freinée par les contre-performances des branches « construction » (-17,4 % et -0,4 point) et « industries chimiques » (-15,0 % et -0,4 point). Le secteur tertiaire maintient sa dynamique positive (2,6 %) pour une contribution de 0,9 point à la croissance du PIB. Cette performance a été portée par les services non marchands de l’administration publique, santé et éducation (6,1 % et 0,6 point) et les activités de banques et assurances (7,1 % et 0,4 point).
Comptes Nationaux Trimestriels du Deuxième Trimestre de l'année 2025
Au premier trimestre 2025, l’activité économique nationale conserve sa tendance haussière, avec une progression du produit intérieur brut (PIB) réel de 2,7 % par rapport à la période correspondante de l’année 2024.
Le secteur primaire affiche une croissance modérée de 1,3 %, contribuant pour 0,1 point à la croissance du PIB. Cette performance résulte principalement du dynamisme des activités agricoles (+3,6 %, et +0,2 point). Toutefois, la valeur ajoutée du secteur primaire a été freinée par une contraction accentuée des activités sylvicoles et d’exploitation forestière (-16,7 %, avec -0,2 point). Le secteur secondaire enregistre une progression de 1,6 %, correspondant à une contribution de 0,8 point à la croissance globale. Ce résultat est porté par la bonne tenue de l’extraction des hydrocarbures (+1,8 % et +0,7 point). Néanmoins, la dynamique du secteur secondaire a été quelque peu ralenti par la contre-performance des industries alimentaires en récession depuis quelques trimestres. Le secteur tertiaire poursuit sa tendance haussière avec une croissance de 4,4 % pour une contribution de 1,5 point, et se positionne ainsi comme le moteur de l’activité économique au premier trimestre 2025. Cette performance est imputable notamment à la dynamique des services non marchands de l’administration publique, de la santé et de l’éducation (+5,9 % et +0,4 point) ainsi que des autres services marchands.
En 2024, le Produit Intérieur Brut (PIB) réel a progressé de 2,2 % contre 1,6 % en 2023. Cette performance résulte de la contribution positive de l’ensemble des secteurs de l’économie.
Le secteur primaire a contribué de 0,3 point à la croissance globale, grâce à une progression de 3,4 %. Ce résultat est soutenu par la bonne tenue des activités agricoles (+3,4 % et +0,2 point) et d’élevage, chasse et pêche (+3,8 % soit +0,1 point). Le secteur secondaire a apporté 0,4 point à la croissance, porté par une hausse de 0,8 %. Cette dynamique s’explique principalement par la bonne performance des industries chimiques (+14,2 % et +0,3 point). Toutefois, elle a été freinée par la contre performance de la branche extraction des hydrocarbures (-0,4 %, soit -0,2 point). Le secteur tertiaire, moteur de l’économie en 2024, a contribué de 1,0 point avec une croissance de 2,8 %. Cette évolution est attribuée au dynamisme des banques et assurances (+10,1 %, soit +0,5 point) et du commerce (+4,8 %, soit +0,4 point). Cependant, la progression du secteur a été ralentie par la contraction accentuée des activités d’hôtelleries, bars et restaurants (-15,0 %, soit -0,5 point).

























